lundi 2 novembre 2009

Last day in the Big Apple

Dernier jour dans le grosse pomme. C’est psychologiquement très dure. 10 heures de bus ce soir, pour se replonger dans le quotidien d’étudiant. Je m’en passerais volontiers.

Nous allons aujourd’hui à Brooklyn, et nous empruntons pour cela la passerelle pour piétons, au dessus des voitures. C’est une belle promenade qui offre une vue superbe sur le lower Manhattan, un peu bruyante toutefois avec la circulation. Beaucoup de New Yorkais y font leur jogging du dimanche matin. Nous marchons dans Dumbo, entre la passerelle et le Brooklyn bridge. C’est un peu mort, après tout nous sommes dimanche. On sent que le quartier retrouve une jeunesse, avec des petits cafés, des librairies… installés dans de vieux entrepôts dont beaucoup cependant demandent à être rénovés. Les choses avancent doucement semble-t-il.


En nous dirigeant un peu plus dans les terres, nous croisons le marathon de New York et ses 30,000 coureurs. Quelle ambiance ! Tout le monde est dehors, à encourager les coureurs, à sonner la cloche. Les gens en profitent pour inviter des amis pour un pic nic devant chez eux. Les orchestres des écoles du quartier font la musique. Devant une église, c’est tout un ensemble de musique gospel qui, la messe terminée, chante à la gloire de Dieu : même les coureurs applaudissent. Nous avons du passer plus d’une heure parmi la foule, et nous n’avons pas vu la fin du peloton (et nous n’avions pas vu les premiers) ! Beaucoup de Français dans la course, pas mal d’Italiens et de Scandinaves également. Allez les Français !


Nous redescendons vers Dumbo pour manger dans, paraît-il, la meilleure pizzeria de NYC, Grimaldi's. Décevant. La pizza de Lombardi’s était bien meilleure, et le service n’était pas antipathique comme ici. Bof donc. Avec bien du mal, nous prenons plusieurs métros pour nous rendre dans le quartier de Williamsburg (il y a plusieurs quartiers dans Brooklyn). Petite halte au bord de l’eau pour admirer le soleil sur les façades des buildings de l’île de Manhattan. Williamsburg est, avec Dumbo, le quartier le plus à la mode sur Brooklyn. Il est extrêmement bobo, je dirais même très branché et parfois un peu underground. Beaucoup de jeunes couples, de petits cafés, de magasins de fringues vintages… C’est vraiment différent de Manhattan, même si le fait qu’on était dimanche fausse quelque peu la comparaison. C’est calme, parfois un peu désert. On y reviendra en semaine pour voir.

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4th day in NYC

Il fait encore un temps pourri. Je suis sévère : c’est couvert. Nous repoussons Brooklyn à demain pour visiter le MET. Direction Upper West Side pour commencer avec un bon petit déjeuner de viennoiseries fraiches. Nous parcourons très vite quelques rues du quartier pour rejoindre l’incontournable Central Park. Enormément de joggeurs (qu’est ce que ça doit être le dimanche matin quand il fait beau) et pas mal de cyclistes aussi. Les enfants eux jouent au foot. Le parc est immense, à l’échelle de la ville. Heureusement d’ailleurs, vu le nombre de joggeurs ! On s’arrête un peu pour regarder les buildings qui donnent sur le Par cet on se plait à s’imaginer dans un immense appartement dans West Side…

Nous passons devant le Guggenheim de ce cher Frank Lloyd Wright. Plus petit que ce que j’imaginais. Nous ne ferons qu’entrer pour admirer le hall. Pas le temps de visiter le musée et l’expo Kandinsky ne nous branchait pas trop. Le MET, le Metropolitan Museum, est deux pas plus loin. Ne pouvant pas tout voir en quelques heures, nous décidons de n’aller voir qu’une expo de photos (« The Americans » de Robert Frank), la peinture européenne des 19ème et 20ème siècles, l’art contemporain et enfin la partie Afrique-Océanie-Amérique Latine. Quelques remarques : l’expo de photo était pas mal du tout, mais je suis devenu extrêmement difficile après avoir vu Cartier Bresson à Paris. La collection de peintures européennes est incroyablement riche (une salade entière pour Corot par exemple) ; magnifiques Van Gogh et Cézanne. Nous avon pu voir un des requins de Hirst dans la partie contemporaine : surprenant, c’est une des meilleures pièces de cette partie du musée. Enfin, allez faire un tour du coté de l’art africain. Les masques et statues sont à couper le souffle.


Nous décidons, une fois la visite finie, d’aller nous promener dans Harlem. Je suis désolé mais je n’ai pas de photos : il était tard déjà et il n’y avait plus de lumière. Beaucoup de blacks, sans surprise, mais des blancs commencent à s’installer dans le quartier. Certaines rues sont même assez chics. Il faut dire que c’est vraiment sympa ces maisons un peu roses avec de gros escaliers qui descendent sur la rue. Nous nous arrêtons pour goûter à la cuisine du Sud des Etats Unis chez Amy Ruth's. Résultat : deux assiettes gargantuesques, délicieuses et vraiment originales. Miam.


Nous reprenons le métro pour Soho. Ce soir, c’est Halloween et une immense parade est organisée. Elle part de Soho pour remonter vers le Nord. Halloween est une vraie fête aux USA : on peut voir des gens faire la queue devant des magasins de déguisement. Les enfants sont bien entendu déguisés, mais ce qui est surprenant est que beaucoup de parents le sont eux aussi. Dans le métro, on voit défiler des filles déguisées en infirmières ou femmes de ménage, des monstres, Batman, le Joker, des n’importe quoi, des ketchup et moutarde (si si)… On voit assez peu d’enfants : beaucoup de jeunes, des vieux aussi. Vous verrez sur les photos. Malgré la pluie et le monde qui rendait difficile tout déplacement, c’était vraiment amusant de voir comme tous les New Yorkais se prennent au jeu.


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3rd day in NYC


Petit déjeuner chez Amy’s Bread, dans Greenwich Village cette fois. Il fait encore très beau et nous marchons jusqu’à Soho où nous passons pas mal de temps à acheter des fringues (chez le Japonais Uniqlo, qui vient pour information d’ouvrir un magasin à Paris) et des chaussures pour pas cher du tout (deux paires de Converse dont une en cuir pour moins de $60). On se ballade dans Soho. Les rues (les avenues devrais-je dire) qui sont parallèles à Broadway sont pavées, et les immeubles sont pour la plupart des Cast-Iron buildings, c’est à dire qu’ils sont construits sur une structure en acier (protection contre les incendies, moindre coût, plus grandes fenêtres et plus grandes pièces). Les magasins, bars et restaurants (branchés) des rez-de-chaussée jouissent de très grands espaces, et curieusement, ici encore, il semblerait que les étages ne soient pas occupés. Tout cela reste à vérifier, mais n’ayant pas pu m’empêcher de jeter un coup d’œil à un journal d’immobilier, j’ai cru comprendre qu’effectivement, certains immeubles et appartements nécessitaient un coup de jeune. Curieusement, dans ces moments là, je me sens l’âme d’un bricoleur né.


Après notre balade dans Soho nous décidons d’aller manger un morceau dans Chinatown, et nous passons pour l’occasion dans Little Italy, qui, comme je l’ai dit plus tôt, n’a pas grand intérêt. A notre grande surprise, nous étions les seuls blancs dans Chinatown. Non pas qu’il n’y ai pas de touristes, mais les seuls touristes sont chinois ou sino-américains semble-t-il. Nous nous arrêtons pour manger des Dim Sum chez "Dim Sum Go Go", des petits plats de beignets, de vapeurs, de fritures, etc, qui, je crois sont dégustés souvent le dimanche par les Chinois, comme une sorte de brunch. Je ne peux pas vous dire exactement ce qu’on a mangé. Toujours est-il que c’était très bon et que ça changeait de ce que l’on a l’habitude de manger dans les restos chinois (la déco elle aussi était un peu moins kitsch).


Nous passons déposer à l’appartement (les photos) nos sacs de shopping pour pouvoir nous balader plus à l’aise dans le Lower Manhattan, cœur de la finance mondiale et américaine avec Wall Street. Mais Lower Manhattan c’est aussi Ground Zero : nous n’avons vu que le mur qui entoure le chantier, et qui fait la promotion de la tour et du mémorial qui vont être construits. Le quartier n’est pas très intéressant. Il est froid (il faisait moins beau aussi. Il pleuvotait). La seule chose vraiment curieuse consiste en les quelques vieilles églises (dune je crois la plus vieille d’Amérique) et une rue « pittoresque » perdues au milieu des buildings. Nous prenons le bateau pour Staten Island afin de profiter d’une vue unique sur Manhattan. Il aurait été préférable qu’il fasse beau, et que nous y allions au coucher du soleil, mais cela valait le coup aussi la nuit tombée.


Avant de monter en haut de l’Empire State Building, nous dinons dans un restaurant indien dans West Side, "Panna II". Kitsch, comme tous les restaurants indiens, mais à sa manière, avec une forêt de guirlandes lumineuses de piments rouges, et apparemment lieu de choix pour fêter son anniversaire (les serveurs éteignent les lumières, font tourner une boule à facette…). L’endroit est minuscule. Très bruyant, surtout avec un fond sonore de musique indienne bollywoodienne. C’était rigolo, vraiment, mais un peu stressant et la cuisine était bonne mais pas exceptionnelle.


Il peut y avoir, paraît-il, jusqu’à 1,6km de queue dans l’Empire State avant de rejoindre les sommets, et nous avons eu la chance de ne pas faire la queue une seconde. Nous ne sommes montés « qu’au 86ème étage», et non au 102ème, comme la plupart des gens. On voit sensiblement la même chose et on paye moins cher. Waouu c’est haut. On a l’impression, depuis la rue, que l’Empire State Building n’est pas plus haut que ses voisins et c’est une erreur : plus haut building de NYC depuis 9-11, il offre une vue incroyable sur toute la ville. Ils sont tout petits les taxis en bas. J’ai des frissons dans les jambes.


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2nd day in NYC

On essaye de se lever suffisamment tôt pour pouvoir vraiment profiter de notre séjour à NYC. Aujourd’hui ce sera bagels au petit déjeuner. Quoi de plus new-yorkais que des bagels pour commencer la journée ? Murray’s Bagels s’annonce comme la destination incontournable, ses bagels étant réputés les meilleurs de NYC. Choisir son bagel est déjà un sport (il y en a de toutes sortes). Choisir la garniture est encore plus complexe… Nutella et omelette-bacon-cheese feront l’affaire. Pour les non habitués, ce qui est également difficile est de répéter toute sa commande à la personne qui tient la caisse. C’est souvent le cas dans les bakeries à NYC. Les bagels étaient frais, délicieux et nourrissants. Même si le magasin fait assez classe avec sa devanture, on y croisait aussi bien des habitués du quartier que des ouvriers de passage. Une super adresse.

Ballade ensuite dans Greenwich Village. Incroyablement bobo mais tellement sympa avec ses petites maisons en briques, ses rues calmes et arborées, ses cafés, etc, tout cela sous le soleil. On y vivrait volontiers ! L’Université de New York est juste à côté de Greenwich (dit The Village au passage). On se ballade très vite entre ses bâtiments disséminés un peu partout autour d’un grand square, pour remonter un peu sur la 5ème avenue (à son extrême sud), avant de nous diriger plus à l’Ouest dans East Village et Lower East Side et de zigzaguer entre de multiples bâtiments historiques selon un circuit indiqué par le routard : une maison contruite par les premiers habitants hollandais, le premier bâtiment à utiliser des poutres métalliques pour sa construction ( des rails de chemin de fer plus précisément) et j’en passe.

Nous nous dirigeons ensuite plus au Sud et traversons des quartiers juifs et chinois. Nous n’étions pas alors à proprement parler dans Chinatown mais Chinatown grignote sur les quartiers qui l’encerclent, le seul à résister un peu étant Little Italy qui se transforme pour l’occasion en Disneyland italien. Un quartier qui n’a plus rien d’authentique donc. C’est un petit peu plus le bordel dans ses rues, un petit peu plus pauvre aussi que tout ce que nous avions vu jusqu’alors, mais le quartier est très agréable avec ses immeubles à 5 étages, à corniche, avec des escaliers de secour sur la façade. Nous nous arrêtons pour manger dans le plus mythique des Deli de NYC, Katz Deli. On prend un ticket à l’entrée et ensuite on attend son tour pour commander dans l’une des nombreuses files. Un sandwich au Pastrami, des pickles et une assiette de frite. On a eu du mal à finir à deux tellement c’est riche. Je ne sais même pas si j’aurais réussi à manger seul uniquement le sandwich. C’est un lieu à voir. Ça bouge dans tous les sens. Il y a beaucoup de bruit. Les murs sont tapissés de photos de stars de passage au restaurant, toujours accompagnées du patron… qui est venu manger – sa salade - à côté de nous. Non nous n’avons pas entamé une discussion.

Le ventre lourd nous retraversons le quartier puis Greenwich pour entrer dans Chelsea. Le quartier est connu pour ses vieux magasins du début du XXème siècle, et qui aujourd’hui ont perdu un peu leur blason. Chelsea reste commerçant bien entendu, mais le gros de l’activité semble maintenant plutôt sur Broadway ave, au niveau de Soho. Certains grands magasins paraissent ainsi inoccupés, cherchant preneur. On se dirige ensuite vers l’Est de Chelsea, vers ses vieux docks repris par des galeristes, en passant par de très belles rues de vieilles maisons, dont certaines de la fin du 18ème siècle. Passage obligatoire chez "Dave's New York" pour acheter des Jeans Levi's neufs à $30, soit environ 20€. Détour ensuite par le Chelsea Market (un entrepôt reconverti pour accueillir toute des cafés, quelques boutiques… et des boîtes de publicité à l’étage) avant d’aller rejoindre Times square puis un petit restaurant thaïlandais des plus agréables, "Palm Real Thai".Une grosse journée donc. On en peut déjà plus !

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jeudi 29 octobre 2009

First day in NYC

Hi everyone. J’écris vite avant que nous partions nous balader dans NY. Par ailleurs, désolé pour le silence sur ce blog ces dernières semaines.

Nous sommes arrivés avant hier soir à NYC, en soirée (de nuit) et sous une pluie légère. Avec bien du mal (quel galère ce métro), nous avons rejoint notre appart dans le Lower Manhattan, à 250 mètres de Ground Zero. Affamés, nous n’avons pas pu résister à l’appel de « la plus vieille pizzeria de New York », Lombardi’s.

Hier c’était programme musée et shopping : il pleuvait… Après un copieux et délicieux petit déjeuner chez Amy’s Bread, direction le Moma. Il y avait pas mal de monde : il y a des Français partout, c’est horrible. Je suis certain que c’était de loin la nationalité la plus représentée alors. Ils sont chiants ces Français. Enfin, c’est les vacances de la Toussaint je crois.

C’est pas mal le Moma mais on reste un peu sur sa faim dans tous les domaines : du design mais en très petite dose, trois Warhol, un Basquiat… Un peu léger tout ça. On verra au Met. En revanche niveau Cézanne, et surtout Picasso, c’est très bien fourni (Demoiselles d’Avignon…).

Il est 4h30pm et nous n’avons toujours pas mangé. Il y a un espace avec plein de restaurants dans le sous sol de la Central station, dont un qui propose plein de soupes en tout genre qu’on vous propose de goûter avant que vous ne fassiez votre choix : Great !

Il pleut toujours alors nous allons à Century21, un magasin de chaussures et vêtements qui donne sur Ground zéro, répertorié dans tous les guides pour la simple raison que vous pouvez trouver des chaussures Prada à $150 au lieu de $500. Bon c’est le bordel et il y a pas mal de trucs des saisons précédentes, mais en cherchant bien, on peut y faire des affaires.

Nous y avons retrouvé par pur hasard des Français qui sont en échange avec moi à Schulich (de l’esc rouen) et avons ainsi passé la soirée avec eux : resto chinois (moyen) puis blues dans Greenwich Village. Deux groupes : un mec en solo qui jouait du blues de la Nouvelle Orléans, seul, assis sur sa chaise (super mais on est arrivé sur la fin) puis un blues plus électrifié (Gibson, basse, clavier, batterie), plus Chicago style et qui remuait bien. Super aussi !

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lundi 5 octobre 2009

La Nuit Blanche à TO

Toronto, comme de nombreuses autres métropoles, participe au festival des Nuits Blanches. La première a eu lieu à Paris en 2002. À TO, la Nuit Blanche est sponsorisée par Scotiabank, la plus internationale des banques canadiennes. Le concept est le même que partout ailleurs, c’est à dire un accès gratuit aux musées, institutions culturelles et autres espaces publics ou privés, et utilisation de ces lieux pour des installations ou des performances artistiques. À TO, l’accent est mis sur la scène contemporaine. On trouve donc principalement des installations vidéos, sonores, lumineuses et des performances assez curieuses.


Nous avons commencé par nous rendre dans une salle où avait été installé un ring de catch : Shaun El Conquistador Leonardo (artiste et catcheur) ainsi que 19 catcheurs pro du Canadales devaient combattre les yeux bandés jusqu’à ce qu’il n’en reste plus qu’un debout. Le spectacle commençant à 11 heures, nous n’avons rien vu à part des membres du public qui s’essayaient eux aussi au catch (très soft) les yeux bandés. Assez marrant mais vite lassant.

Nous avons un petit peu déambulé pour nous rapprocher du Ontario Centre for Art and Design, la plus vieille et plus grande université du Canada pour ce sujet, et dont l’un des bâtiments ressemble à une espèce de vaisseau spatial qui se serait posé sur des bâtiments en brique. C’est vraiment sympa et j’aimerais bien y entrer à l’occasion pour voir tout ça de l’intérieur. J’ai fait ce que je pouvais pour les photos. Sur place nous avons eu droit à des installations vidéos, des espèces d’oursons gonflés, de la fumée et des vaches réinterprétées. Passage ensuite à l’AGO, Art Gallery of Ontario, architecté par Franck Gehry, pour une expo de photos d’Edward Steichen, photographe pour Vogue et Vanity Fair dans les années 20 et 30. Beaucoup de portraits de star en plus de photos de mode. Steichen, c’est assez curieux, plonge quasiment tous les visages dans l’ombre.


Pour finir, et ce sera de loin la chose la plus intéressante, nous sommes allés regarder des films des frères Lumières et de Méliès, dont les grands classiques que sont l’arroseur arrosé et Le Voyage dans la Lune. Un pianiste accompagnait les films, en live. Si vous pouvez revoir les films de Méliès faites le : les effets spéciaux ainsi que les histoires, sont à mourir de rire.


J'allais oublier: avant de reprendre le métro, nous sommes passés devant une "attraction" qui consistait à aller danser, pour ceux qui étaient intéressés, avec une "mariée" sur un trampoline déguisé en gâteau de mariage géant. Pour faire plus simple: vous prenez un gâteau de mariage avec les figurines en plastique du marié et de la mariée et vous leur demandez de sauter n'importe comment. Voilà le concept.


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Soirée crêpes au 1103

Vendredi soir, c’est à dire le 2 octobre, la petite troupe française dont nous faisons partie a organisé une soirée crêpes et invité pour l'occasion tous les étudiants en échange. Nous nous sommes ainsi retrouvés à préparer des crêpes pour une trentaine de personnes, ce qui bien entendu, a nécessité la constitution d’équipes de choc pour :

  1. Rassembler un maximum de poêles, de saladiers et d’ustensiles de cuisine
  2. Faire les courses pour la pâte et les garnitures
  3. Faire la pâte
  4. Cuire les crêpes
  5. Cuire la garniture

La soirée a eu lieu dans notre appartement – notre suite devrais-je dire – car nous sommes avec Clémence les seuls à avoir un deux pièces. La moquette souffre encore d’une bouteille de rhum renversée et des morceaux de chips éparpillés la grattent sans arrêt. Je devrais aller louer un aspirateur au Housing Office : $1 pour une heure…

Not much to say, si ce n’est qu’on a réussi à ne pas se marcher dessus et que nous n’aurions jamais du mettre les pommes à côté des garnitures salées : les pommes, quand elles sont passées à la poêle, ressemblent tellement à des pommes de terre.

Encore une chose : les étudiants étrangers – devrais-je dire non Français – font preuve d’un sens civique profond : nous avons tous fait la queue, patiemment, sans déborder, sans doubler, pour nous servir chacun notre tour une crêpe et quelque chose à boire. Rien à voir avec le « tous sur le buffet » comme on sait bien le faire chez nous.

LES PHOTOS (j'ai fait de mon mieux sans grand angle et par refus d'utiliser le flash)